Raynaud, une histoire de famille

Trois générations qui depuis le XIXe siècle ont perpétué avec talent la tradition de la porcelaine de Limoges.

Martial d'abord, qui en 1919 s'est porté acquéreur de la manufacture du Montjovis et qui a affirmé ses ambitions au travers de collections multiples aux formes classiques et aux décors fortement inspirés de l'Art Nouveau et de l'Art Déco. On lui doit également les admirables tasses tsarines dont les motifs sont issus des palais de Saint Petersbourg, mais surtout les étonnantes "perles et émaux" empruntées à la tradition hongroise.

André ensuite, qui succède à son père en 1952 et qui va enrichir l'entreprise des multiples facettes de sa personnalité. Héritier d'un savoir-faire séculaire, ses innovations industrielles vont lui permettre de réaliser des collections modernes et audacieuses aux formes carrées qui sont encore exposées aujourd'hui dans les musées comme celui du centre Georges Pompidou.

Il va aussi rééditer des décors dits de la “Compagnie des Indes” sur des pâtes céladon ou ivoire et éditer de célèbres artistes peintres ou designer comme Dali, Cocteau, Arman ou Raymond Loewy...

En 1992, Bertrand prend, avec le soutien de la maison Ercuis, grand orfèvre français, la direction de l'entreprise. Sa vision créative est plutôt tournée vers les nouveaux modes de vie et la gastronomie. Il met au point avec Thomas Keller, chef américain réputé, une collection avant-gardiste de contenants. Il s'associe volontiers à des personnalités du monde de la décoration comme Christian Tortu ou Alberto Pinto qui imaginent pour la marque de beaux décors forts et intemporels.

Raynaud est reconnu aujourd'hui comme une porcelaine unique qui revendique sa différence et qui est perçue comme une référence de renommée internationale.